Congkak · Guide des règles
Règles du congkak : comment jouer
Semez dans le sens horaire, rejouez quand la dernière graine tombe dans votre grenier, et capturez le trou d’en face quand elle tombe dans un de vos trous vides — et ce qui distingue le congkak du Kalah.
En bref
- Chaque joueur possède la rangée la plus proche et le grenier situé à sa gauche.
- On sème une graine à la fois dans le sens horaire, y compris dans son grenier mais en sautant celui de l’adversaire.
- Une dernière graine dans votre grenier donne un tour de plus ; les chaînes de tours supplémentaires décident des parties.
- Une dernière graine dans un trou vide de votre côté capture ce trou et celui juste en face.
- Au congkak, une dernière graine dans un trou occupé continue en relais : on ramasse et on continue. Au Kalah, le tour s’arrête.
Sur cette page
- Le plateau, les graines et le but
- Ce qui se passe pendant un tour
- Captures et tours supplémentaires
- Congkak, Kalah, sungka et la grande famille
- Questions fréquentes
Le plateau, les graines et le but
Le congkak est la version du monde malais du mancala, la grande famille des jeux de semailles. Le plateau a deux rangées de petits trous et un grand grenier à chaque bout. Vous ramassez les graines de l’un de vos trous et les déposez une à une autour du plateau ; le but est simplement de finir avec plus de graines dans votre grenier que l’adversaire dans le sien.
- Votre rangée est la plus proche de vous, et votre grenier est celui de gauche.
- Chaque trou commence avec le même nombre de graines — en général sept sur un plateau à sept trous.
- On sème dans le sens horaire, une graine par trou, y compris dans son grenier mais en sautant celui de l’adversaire.
Ce qui se passe pendant un tour
Ramassez toutes les graines de l’un de vos trous et semez-les une à une dans les trous suivants. La suite dépend entièrement de l’endroit où tombe la dernière graine.
- Dans votre grenier : vous rejouez.
- Dans un trou occupé : au congkak, ramassez ces graines et continuez à semer — un relais qui peut faire plusieurs tours. (Au Kalah, le tour s’arrête simplement.)
- Dans un trou vide de votre côté : vous capturez cette graine et toutes celles du trou juste en face, directement dans votre grenier.
- Dans un trou vide de votre côté, en face vide : rien n’est capturé et votre tour s’arrête.
- Dans un trou vide côté adverse : votre tour s’arrête — la graine est « morte ».
Cette règle du relais est ce qui sépare le vrai congkak de la version simplifiée du Kalah vendue dans les magasins occidentaux. Au congkak, un seul tour peut faire plusieurs fois le tour du plateau, ce qui fait de chaque coup un vrai calcul plutôt qu’un pari.
Captures et tours supplémentaires
Il y a deux façons de marquer — les tours supplémentaires et les captures — et les bons joueurs les enchaînent.
Le tour supplémentaire
Si votre dernière graine tombe dans votre grenier, vous rejouez. Deux ou trois tours supplémentaires d’affilée sont courants, et une longue chaîne peut vider la moitié de votre rangée dans votre grenier avant que l’adversaire ne bouge.
La capture
Si votre dernière graine tombe dans un trou vide de votre côté, vous la prenez avec tout le contenu du trou juste en face. Un gros tas face à l’un de vos trous vides est la cible la plus précieuse du plateau.
La fin de partie
La partie s’arrête dès qu’une rangée est vide. Chaque joueur ajoute alors à son grenier les graines restées de son côté, et le total le plus élevé gagne.
Départs simultanés
Dans la version de cour de récréation, les deux joueurs commencent souvent en même temps, en faisant la course. Ici — et dans la plupart des règles modernes — l’ouverture se joue à tour de rôle, ce qui rend le jeu analysable plutôt que chaotique.
Congkak, Kalah, sungka et la grande famille
Le mancala n’est pas un jeu, mais des centaines. Les versions que vous avez le plus de chances de croiser :
- Congkak / congklak — Malaisie, Indonésie, Singapour, Brunei : semis en relais ; cinq ou sept trous par côté ; souvent démarré simultanément.
- Sungka — Philippines : très proche du congkak, en général sept trous et sept coquillages.
- Dakon — Java : le même jeu sous son nom javanais, avec de fortes associations rituelles.
- Kalah — jeux du commerce occidentaux : pas de relais ; le tour s’arrête quand la dernière graine tombe dans un trou occupé.
- Awalé / Oware — Afrique de l’Ouest, Caraïbes : on capture en formant deux ou trois graines dans un trou adverse ; pas de semis dans les greniers.
- Bao — Afrique de l’Est : quatre rangées, extrêmement complexe, le jeu le plus profond de la famille.
La différence entre congkak et Kalah est la chose la plus importante à régler avant de jouer : le relais change tout au calcul d’un tour.
Jouez tout de suite
Sur ce site, vous pouvez jouer au congkak avec la règle du relais ou au Kalah sans elle, contre trois niveaux d’ordinateur ou contre un ami par lien.
Questions fréquentes
Combien de graines au congkak ?
Sur un plateau à sept trous, en général sept par trou : 98 graines en tout. Les plateaux à cinq trous en utilisent moins.
Sème-t-on dans le grenier adverse ?
Non. Vous semez dans votre propre grenier mais sautez toujours celui de l’adversaire.
Quelle différence entre congkak et Kalah ?
Au congkak, si la dernière graine tombe dans un trou occupé, vous le ramassez et continuez. Au Kalah, le tour s’arrête là. Cette seule règle change tout le jeu.
Comment capture-t-on au congkak ?
En faisant tomber la dernière graine dans un trou vide de votre côté. Elle et toutes les graines du trou juste en face vont dans votre grenier.
Quand se termine une partie de congkak ?
Dès qu’une rangée est vide. Les graines restantes de chaque côté vont au grenier de leur propriétaire, puis on compte.
Le congkak est-il le même jeu que le sungka ?
Presque. Le sungka philippin est pratiquement le même jeu, et le dakon est son nom à Java.
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